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jeudi 17 mai 2018

22 mé SAINTE MARIE


22 mé SAINTE MARIE

nou krié 🗣📣📢WOULO 

 PROGRAMME

💒 7h messe église de ste Marie 
🚶🏻‍♀9h marche commémorative
- 10h conte
- 11h tanbou ka palé  
- 14h Bèlè ti manmay
- 15h Danmyé 
- 16h Bèlè 
Sur la place Clarissa Jean Philippe à Sainte Marie

Restauration sur place 
💶 8€ et 10€ 
1 plat 🍽 + boisson🥤

Faites tourner 

Venez nombreux commémorer le 22 mai en famille 👨‍👩‍👧‍👦👫👬👩‍👩‍👧‍👦  Place Clarissa à Sainte Marie

RETOUR SUR : Mot de l’évêque - L’avenir appartient aux fous


Eglise catholique de Martinique - Mot de l’évêque - L’avenir appartient aux fous
vendredi 20 avril 2018,
par Mgr David MACAIRE Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France

En Martinique, comme ailleurs, l’avenir que notre génération propose aux jeunes est imprégné d’une sagesse surannée et trompeuse. Elle sent mauvais la culture bien-pensante couverte d’un verni de christianisme moralisateur, endormi et médiocre. « Ma manman m’a dit comme ça… » . On comprend que nos fils et nos filles fuient dès que possible ce qui leur paraît sans radicalité et cherchent désespérément, jusqu’au suicide parfois, d’autres modèles de vie, d’autres types d’existence.

Alors qu’ils risquent l’obésité psychologique (lassitude, oisiveté, trop-plein...) en s’empiffrant de futilités à travers des écrans de différentes tailles, le monde n’a d’autres rêves à offrir aux jeunes que des idéaux bourgeois. Chaque idéal n’est en fait qu’un « canapé » (bon ou mauvais), un lieu tranquille où semble exclu le moindre effort : canapé des bonnes études, canapé d’une petite vie sans vague, canapé d’une pratique religieuse ni-trop-ni-trop-peu, canapé de parents conciliants et camarades, canapé des amours tranquilles et sans effort, canapé d’une sexualité jouisseuse, canapé de l’argent et du luxe, canapé d’une bonne réputation, canapé des amis nombreux et fidèles, canapé des grossesses désirées, canapé d’un corps svelte et sportif, canapé d’une morale remplie de bons sentiments, canapé d’une vie sans danger, sans maladie et sans mort…

Le message transmis est clair : le bonheur n’est possible que dans un canapé, installé dans la facilité et l’insouciance d’un intérieur cossu et confortable… Et pourtant, nous savons tous que ces choses ne sont pas accessibles au plus grand nombre et que seule une élite y a accès. Ainsi, lorsque les « bons » canapés s’avèrent inaccessibles à la grande majorité, beaucoup se jettent sur les sofas de la TV-réalité, de la drogue, de la violence, des jeux vidéo, de la pornographie, des débauches et des orgies, des sectes et des idolâtries… La liste des refuges impurs est longue pour ceux qui cherchent à s’affaler quelque part et à trouver la sécurité à tout prix, sous une couette ou un coussin. An ba fey, si vous préférez !

Rappelons-nous, 170 ans après l’abolition, que l’esclavage du coussin est peut-être pire que celui des chaînes. Celui-là ne fait pas mal, il ne conduit pas à la révolte à force de souffrance ; il n’exploite pas le travail mais l’oisiveté ; il ne meurtrit pas le corps, mais appesantit le cœur ; il ne tanne pas la peau, mais il implose le squelette. Il n’y a pas de « Nègre Marron » dans cet esclavage-là. Personne ne songe à fuir, les jambes sont paralysées. Sauf ceux qui renoncent au canapé pour chausser leurs chaussures de marche et partir à l’aventure. C’est du moins ce que conseille le Pape François à la jeunesse dans son message des JMJ de Cracovie….

En appelant aujourd’hui les jeunes à répondre à l’appel de Dieu à la vie consacrée ou à la prêtrise, j’ai conscience, face au monde, face à certains chrétiens et face aux jeunes eux-mêmes, que beaucoup ne comprennent pas la folie de la vocation. Oui ! L’Eglise incite consciemment les jeunes à une rébellion spirituelle face à toute une civilisation mourante dont la soi-disant sagesse n’est rien d’autre que le résultat d’une colonisation idéologique de l’Occident athée et matérialiste.

Chers jeunes, soyez les nouveaux « Nèg  Maron ». Le Nèg Maron d’aujourd’hui, c’est le garçon qui se dit prêt à répondre à l’appel et à donner sa vie pour servir l’Eglise ; c’est la jeune fille qui accepte d’offrir sa féminité au Christ ; c’est le baptisé qui choisit Jésus.

Si ce monde est sage, alors j’appelle des fous ! Et c’est tant mieux, car « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi ! ».

Retour sur : La messe à Saint-Jacques

Le dimanche 29 Mai, 5 ème dimanche du mois, s'est tenue au quartier Saint-Jacques une messe. 
Cela fut possible grâce aux responsables de la SICA qui ont acceptés de mettre à notre disposition leur établissement.
La célébration fut animée par les jeunes du quartier et la chorale du Morne-des-Esses.









dimanche 13 mai 2018

Retour sur : Mot de l’évêque - Mais il a ses amis



Eglise catholique de Martinique - Mot de l’évêque 
Mais il a ses amis - De la nécessité de communautés fraternelles 
samedi 24 mars 2018, 
par Mgr David Macaire Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France

Dernièrement, en recevant des confirmands, j’interpellais les jeunes sur la réalité de l’amour fraternel qui unit les croyants. J’interroge alors une jeune fille à propos de Jérôme , un garçon du groupe, choisi au hasard, assis un peu plus loin : « Matilde ! Si Jérôme a un problème au collège, est-ce que tu penses que tu dois te porter à son secours !? » Elle me répond spontanément … : « Mais il a ses amis ! » Je vous dispense de l’accent qui voulait dire : « boug la ni kanmarad-li, sa pa ka gadé mwen… tchip ! » (c’est moi qui rajoute le « tchip ! »).

Dans la réponse de cette jeune fille, une triste réalité déchire mon cœur de pasteur, une vraie claque pour notre communauté : ainsi, après sept ans d’instruction chrétienne dans le même groupe et à la veille de leur confirmation, ni Matilde, ni Jérôme, ni les autres (beaucoup d’autres) n’ont fait l’expérience d’une fraternité solidaire dans le Christ. Quelques minutes avant, comme d’habitude, les jeunes n’avaient pas su où se trouvait le livre de la Genèse. Ce n’était certes pas glorieux, mais je venais de leur dire « qu’on n’était pas à l’école » ; je ne pouvais donc leur reprocher de ne pas répondre à une question de cours. L’essentiel, me disais-je, c’est qu’ils soient vraiment frères et sœurs en Jésus… Et voilà que Matilde, avec son « mais il a ses amis ! », me clouait le bec… un bec épiscopal et même archiépiscopal !

Mais si Matilde m’a cloué le bec, elle m’a aussi ouvert les yeux. J’ai vu, d’un coup d’un seul, l’ampleur du cancer qui menace notre communauté. Pour Matilde, Jérôme était un élève de sa classe qui était au caté avec elle et non pas un frère dans le Christ, scolarisé dans son collège. Ce n’était pas son ami. Elle n’avait pas saisi qu’il était son prochain et aucun de ceux qui les entouraient n’aurait pu dire : « voyez comme ils s’aiment ». Eux-mêmes, en grandissant, se rendraient compte que plusieurs années dans l’Eglise ne les auront pas fait faire l’expérience concrète de la charité fraternelle. Pourtant, la charité existe dans notre Eglise et elle est puissante, mais elle n’est pas toujours sensible à l’échelon personnel.

Jésus dit que « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtront pour mes disciples » (Jn 13,35). Cette phrase sonne comme une condamnation pour beaucoup ! Car nombreux sont ceux qui pensent comme Matilde et font passer les relations du monde avant la relation née dans l’Esprit-Saint : est-ce ma voisine qui va à la messe ou bien ma sœur en Christ qui habite près de chez moi ? est-ce le chauffeur de taxi qui fait les lectures le dimanche ou est-ce mon frère ministre de la Parole qui est taximan ? est-ce que je connais seulement le prénom de ces gens !? et est-ce qu’ils connaissent le mien ? est-ce que je me sens solidaire et responsable de cette sœur, de ce frère, si demain il est hospitalisé ou a besoin de soutien ? est-ce mon prochain ?

Mes frères, cette question est grave et essentielle. La fraternité est le premier besoin de l’homme moderne, surtout en Martinique. Le diable sait qu’aucun de nous, s’il ne se sent, avant tout, aimé concrètement dans une communauté fraternelle, ne se convertira et ne restera fidèle à l’Évangile. Jésus lui-même nous rappelle que même le royaume de Satan connaît une certaine solidarité. Le monde et ses nouvelles technologies créent l’illusion de communautés virtuelles de toutes sortes qui isolent et fragilisent les fidèles, livrés ainsi à la merci de sectes et de mouvements aux doctrines frelatées… privés de la Joie du Salut. En même temps, nos grandes assemblées dominicales et notre éducation chrétienne ne permettent pas toujours à chacun d’expérimenter l’amour fraternel voulu par le Christ. C’est une question de nombre. La vie chrétienne en Petites Communautés est donc capitale ! Alors, Matilde dira de Jérôme : « Mais c’est mon frère ! »

P.-S. 1 - Les prénoms ont été changés

vendredi 11 mai 2018

Neuvaine à l'Esprit Saint

mardi 24 avril 2018

Prière de JCJ



 
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