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vendredi 6 avril 2012

Le chemin de croix

A consulter sur Eglise catholique en France

 

Quelle est l'origine du chemin de croix dans l’Église catholique ?

 chemin_croix_laval« Depuis la paix de Constantin en 313, les foules de chrétiens ont voulu, chaque année se trouver à Jérusalem, la semaine de la Passion du Christ et refaire le chemin que celui-ci avait parcouru les jours qui ont précédé sa mort ».  La mort et la résurrection du Christ ont fondé la naissance de l'Eglise à la Pentecôte. En quelque sorte, les chrétiens des premiers siècles voulaient revivre l'événement, s'identifier à Jésus, et par ce geste le remercier. 

« Les franciscains imaginèrent et diffusèrent aux XIVème et XVème siècle. la pratique du chemin de la croix. Gardiens des lieux saints depuis le XIVème siècle, en vertu d'un accord passé avec les Turcs, ils dirigeaient à Jérusalem les exercices spirituels des pèlerins sur la Via Dolorosa suivie par le Christ et allant au tribunal de Pilate, au bas de la ville, jusqu'au Golgotha, le Calvaire, à son sommet. Ils eurent l'idée de transposer cette forme de méditation sur la Passion à l'ensemble des fidèles et ainsi de permettre aux pauvres et à ceux qui ne pouvaient se rendre en Terre Sainte d'accomplir la même démarche que les pèlerins.

Pour se faire, ils disposaient en plein air ou dans les églises, des séries d'évocation (tableaux, statues, croix...), des scènes marquantes de l'itinéraire du Christ vers le calvaire et ils faisaient prier et méditer les fidèles à chacune de ses étapes ou "stations". Le nombre de celles-ci varia jusqu'au XVIIIème siècle. au cours duquel elles furent fixées à 14 par les papes Benoît XII et Clément XIV... ».Aujourd'hui, comme à Lourdes, par exemple, dans la montagne au dessus des sanctuaires, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection  (Nouvelle encyclopédie Théo, Paris, Droguet&Ardant/Fayard, 1989). 

 

Quelle sont les différentes stations du chemin de croix ?

Les 14 stations du chemin de croix :
    Exposition photos du Chemin de Croix de Lourdes
  • 1e station : Jésus est condamné à mort
  • 2e station : Jésus est chargé de sa croix
  • 3e station : Jésus tombe sous le bois de la croix 
  • 4e station : Jésus rencontre sa Mère
  • 5e station : Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix
  • 6e station : Véronique essuie la face de Jésus
  • 7e station : Jésus tombe pour la seconde fois
  • 8e station : Jésus console les filles de Jérusalem
  • 9e station : Jésus tombe pour la 3e fois
  • 10e station : Jésus est dépouillé de ses vêtements
  • 11e station : Jésus est attaché à la croix
  • 12e station : Jésus meurt sur la croix
  • 13e station : Jésus est descendu de la croix et remis à sa mère
  • 14e station : Jésus est mis dans le sépulcre
  • (15e station : avec Marie, dans l'espérance de la résurrection)
Traditionellement les chemins de croix comptent 14 stations, aujourd'hui, on ajoute parfois une 15ème station, celle du tombeau vide qui relie ainsi, en finale, toutes les stations à la résurrection.


Mgr Scherrer : Chemin de Croix, chemin d'amour

thierry_scherrerMgr Thierry Scherrer, évêque de Laval, guidera le premier Chemin de croix, vendredi 2 avril 2010. Cette marche en ville vers la cathédrale de Laval est une première dans le diocèse.

La Croix fait signe de manière universelle. On la retrouve d'ailleurs dans plusieurs civilisations en dehors du christianisme. Mais elle a dans la religion chrétienne un sens absolument singulier. Elle est liée à la personne de Jésus-Christ que les croyants reconnaissent comme le Fils de Dieu et le Sauveur des hommes. Elle nous dit le chemin que Dieu a pris pour nous sauver de la mort : un chemin d'abaissement et d'humilité, un chemin de don de soi par amour. Jésus en effet est mort pour nos péchés. Et pourquoi est-il mort pour nos péchés ? Parce qu'il nous aime. Saint Paul témoignera : « Le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous » (Eph 5,2). Et Saint Jean : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3,16). C'est le message bouleversant, c'est la nouvelle toujours neuve que le christianisme aujourd'hui encore apporte à notre monde.

Cette bonne nouvelle, nous ne pouvons pas la taire. Nous avons à la relayer au cœur d'un monde qui a besoin d'espérance. La Croix est signe d'espérance qui nous dit que le mal, la souffrance, la mort n'auront pas le dernier mot. C'est tellement important à redire. Car la Croix est plantée au cœur de la vie de tout être humain, qu'il le sache ou non. Aucun être humain en effet ne touche la vie sans passer par la vulnérabilité, par la souffrance et, ultimement, par la mort. C'est mystérieusement ce chemin-là que le Fils de Dieu a consenti à prendre en mourant sur la Croix. Le philosophe Paul Ricœur écrivait : « Dieu ne veut pas notre souffrance, mais il n'a pas pouvoir de l'empêcher. Le seul pouvoir de Dieu, c'est l'amour désarmé ». La Croix nous fait signe en nous révélant le vrai visage de Dieu : non pas un Dieu indifférent qui contemplerait, d'en haut, nos malheurs ; mais un Dieu qui a plongé le premier dans l'abîme de la souffrance pour que, au cœur de notre mort, jaillisse à nouveau la Vie.

Tel est bien le sens de ce chemin de Croix que nous ferons pour la première fois dans les rues de Laval. Cette démarche de foi, nous voulons l'accomplir en communion avec tous nos frères et sœurs souffrants de par le monde, avec tous ceux qui ploient sous le fardeau d'épreuves trop lourdes à porter, tous ceux aussi qui n'ont plus d'espérance. Nous voulons l'accomplir également avec tous les chrétiens persécutés, spécialement ceux du Proche-Orient, qui vivent en ces temps une situation très difficile.

En accompagnant Jésus sur la route du Calvaire, nous voulons faire l'expérience de l'amour que la Croix du Christ cache en elle. Nous voulons ainsi puiser la grâce d'une générosité plus active au service de nos frères et sœurs en humanité. Nous voulons retrouver la ferveur de notre consécration baptismale. En ce sens, la croix nous fait signe comme un appel à nous ressaisir, à nous reprendre, à nous arracher à la médiocrité d'une existence encore trop repliée sur nos égoïsmes pour entrer à la suite de Jésus sur un chemin de don de soi.

Mgr Thierry Scherrer
Evêque de Laval

Source : site internet du diocèse de Laval

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