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mardi 1 mai 2012

"Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile" ! (1 Co 9, 16).

Ac 12, 24-25; 13, 1-5

L'Esprit Saint et la communauté envoient Barnabé et Paul en mission

"La parole de Dieu était féconde et se multipliait. Barnabé et Saul, ayant accompli leur service en faveur de Jérusalem, s'en retournèrent à Antioche, en prenant avec eux Jean surnommé Marc. Or il y avait dans cette Église d'Antioche des prophètes et des hommes chargés d'enseigner : Barnabé, Syméon surnommé Niger, Lucius de Cyrène, Manahène, ami d'enfance du prince Hérode, et Saul. Un jour qu'ils célébraient le culte du Seigneur et qu'ils observaient un jeûne, l'Esprit Saint leur dit : « Détachez pour moi Barnabé et Saul en vue de l' œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir. Quant à eux, ainsi envoyés en mission par le Saint-Esprit, ils descendirent jusqu'à Séleucie, et de là prirent un bateau pour l'île de Chypre ; arrivés à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues. Ils avaient Jean-Marc pour les seconder".

 Commentaire :
Tiré de la lettre encyclique Redemptoris Missio de Pape Jean-Paul II, du 7 décembre 1990, n° 26-27
 

26. L'Esprit incite le groupe des croyants à se constituer en «communauté», en Église. Après la première annonce de Pierre, le jour de la Pentecôte, et les conversions qui ont suivi, la première communauté se forme (cf. Ac 2, 42-47; 4, 32-35).

L'un des objectifs centraux de la mission, en effet, est de réunir le peuple pour écouter l’Évangile, pour la communion fraternelle, pour la prière et l'Eucharistie. Vivre la «communion fraternelle» (koinonia), cela signifie n'avoir «qu'un cœur et qu'une âme» (Ac 4, 32), en instaurant la communion à tous les points de vue: humain, spirituel et matériel. De fait, la vraie communauté chrétienne s'engage à distribuer les biens terrestres pour qu'il n'y ait pas d'indigents et pour que tous puissent avoir accès à ces biens «selon les besoins de chacun» (Ac 2, 45; 4, 35). Les premières communautés, où régnaient «l'allégresse et la simplicité de cœur» (Ac 2, 46), étaient dynamiques, ouvertes et missionnaires: elles «avaient la faveur de tout le peuple» (Ac 2, 47). Avant même d'être une action, la mission est un témoignage et un rayonnement34.

27. Les Actes montrent que la mission, qui s'adresse d'abord à Israël puis aux nations, se développe à différents niveaux. C'est d'abord le groupe des Douze qui, comme un seul corps conduit par Pierre, proclame la Bonne Nouvelle. Puis, c'est la communauté des croyants qui, par sa manière de vivre et d'agir, porte témoignage au Seigneur et convertit les païens (cf. Ac 2, 46-47). Il y a encore les envoyés spéciaux qui annoncent l’Évangile. Ainsi, la communauté chrétienne d'Antioche envoie ses membres en mission: après avoir jeûné, prié et célébré l'Eucharistie; elle se rend compte que l'Esprit a choisi Paul et Barnabé pour être envoyés en mission (cf. Ac 13, 1-4). A ses origines, la mission est donc considérée comme un devoir communautaire et une responsabilité de l'Eglise locale qui a besoin précisément de « missionnaires » pour avancer vers de nouvelles frontières. A côté de ces envoyés, il y en avait d'autres qui témoignaient spontanément de la nouveauté qui avait transformé leur vie; ils reliaient alors les communautés en voie de constitution à l’Église apostolique.

La lecture des Actes nous fait comprendre que, au commencement de l’Église, la mission ad gentes, tout en disposant de missionnaires « à vie » qui s'y consacraient en vertu d'une vocation particulière, était en réalité considérée comme le fruit normal de la vie chrétienne, l'engagement de tout croyant par le témoignage personnel et par l'annonce explicite lorsqu'elle était possible.

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