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vendredi 25 avril 2014

Qui est Jean XXIII ?


Le pape François canonisera le dimanche 27 avril, jour de la Divine Miséricorde  et en présence du pape émérite Benoît XVI, deux de ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II

Avec Jean XXIII (1958-1963), le pape qui a convoqué le Concile, il confirme Vatican II comme socle de l'Église. Et pour Jean-Paul II (1978-2005), qui fut pape durant 27 ans, il consacre une personnalité au destin hors du commun, à laquelle toute une génération de catholiques s'est identifiée. 

Jusqu’à trois millions de fidèles du monde entier, et des représentants de très nombreux gouvernements, sont attendus à Rome pour participer à cette célébration.


C'est pour nous aussi l'occasion de découvrir qui était le pape Jean XXIII surnommé le "bon pape".

Né en 1881 en Italie dans une famille modeste de paysans de Bergame, il entend très tôt l’appel à devenir prêtre. Dans son ministère de prêtre, ses qualités relationnelles sont assez vite remarquées ; à l’âge de 40 ans, il est envoyé en Bulgarie, pays à majorité orthodoxe, comme visiteur apostolique.
A l’époque, l’œcuménisme n’était pas encore développé, les relations entre catholiques et orthodoxes n’étaient pas faciles, mais celui qui s’appelait alors Mgr Angelo Roncalli s’en tire avec beaucoup de finesse.
Au bout d’une dizaine d’années, le pape le nomme délégué apostolique en Turquie ! Cette fois, c’est à la fois les orthodoxes et les musulmans qu’il va rencontrer ! En 1944 il devient nonce apostolique à Paris ; c’est un des postes les plus prestigieux de la diplomatie vaticane.
Ce nonce pas tout à fait comme les autres écrit dans son Journal intime : « Je laisse à d’autres les excès de la finesse et de la prétendue habileté diplomatique, et je continue de me contenter de ma bonhomie et de ma simplicité de pensée, de parole et de comportement. En somme, les choses tournent toujours à l’avantage de celui qui reste fidèle à la doctrine et aux exemples du Seigneur. »
Encore une dizaine d’années après, le pape Pie XII le nomme patriarche de Venise. Son goût pour la pastorale se déploie dans ce diocèse. Il sait se faire proche de tous, des grands de ce monde comme des petites gens.
Le 9 octobre 1958, Pie XII meurt. Le cardinal Roncalli arrive à Rome avec les autres cardinaux pour le Conclave. On ne sait pas ce qui va se passer, aucune personnalité incontestable ne domine…
Lorsqu’il est élu pape le 28 octobre 1958, personne n’attend du cardinal Angelo Roncalli, qui prend le nom de Jean XXIII, autre chose que d’assurer un pontificat de transition. Après le très long pontificat (1939-1958) de son prédécesseur Pie XII, l’Église pense devoir « souffler » quelques temps, avant de reprendre un cap sous l’égide d’un nouveau pape.

De plus, le cardinal Roncalli, jusqu’alors patriarche de Venise, est âgé de 77 ans. Il est perçu par les autres cardinaux comme un vieil homme débonnaire et peu charismatique.

Moins de trois mois après son élection, Jean XXIII annonce la convocation du Concile Vatican II, pour « discerner les signes des temps ». Le nouveau pape a connu, en tant que nonce apostolique, la Bulgarie orthodoxe, la Turquie tiraillée entre laïcité et islam, et la France catholique et sécularisée du général De Gaulle. Il sent une nécessité pour l’Église de renouer avec le reste du monde.

Outre le Concile, Jean XXIII annonce le même jour un synode pour le diocèse de Rome, ce qui n’est plus arrivé depuis six siècles, et une réforme du droit canonique. Auparavant, il avait déjà créé la surprise en nommant de nouveaux cardinaux, un mois et demi seulement après son couronnement.

Sur le plan politique, il est l’artisan du dégel des relations entre le Saint-Siège et l’URSS. En 1963, il est nommé homme de l’année par Time Magazine.

Jean XXIII œuvre pour le rapprochement des chrétiens : il crée le Secrétariat pour l’unité des chrétiens en 1960, et reçoit le primat de l’église anglicane, une première dans l’histoire de l’Église. En 1963, il élargit encore son message en adressant l’encyclique Pacem in Terris (La paix sur la Terre) à « tous le hommes de bonne volonté ».

Lorsqu’il décède, le 3 juin 1963, d’un cancer de l’estomac, le « pape de transition » laisse derrière lui un Concile, que son successeur Paul VI mènera à bien, huit encycliques, et une Église prête à prendre un tournant majeur. Son influence dépasse largement ses propres frontières. Comme le résuma à l’époque le général De Gaulle, « on ne change pas la prière d’un milliard d’hommes sans toucher à l’équilibre de toute la planète ».


"Nous ne sommes pas sur terre dans le but de monter la garde sur les tombes des apôtres, des saints et des héros, mais pour marcher sur leurs traces."

Jean XXIII 

Source :


Des questions sur la canonisation ? 

Lire : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Les-canonisations-en-cinq-questions-2014-04-24-1140850

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