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samedi 10 octobre 2015

Saint Jean XXIII « Le Bon Pape »


Le 11 Octobre, l’Eglise Catholique Célèbre la Fête d’un Pape moderne, Jean XXIII (1881-1963). Pape (261e) de 1958 à 1963.

Un Pape de Transition ?

Nous sommes en 1958 et le Pape Pie XII vient de mourir. Le Cardinal Angelo Rocalli, patriarche de Venise, âgé et malade, se rend à la Cité du Vatican pour participer au Conclave - rassemblement secret et hautement politique - qui élira un nouveau pontife.

On est au coude à coude dans la chaude lutte qui oppose des Cardinaux progressifs aux conservateurs Ottaviani et Tardini.

À mesure que le Conclave se déroule Roncalli revoit très clairement des images de son passé, comme lorsque, jeune Prêtre, il soutenait des ouvriers en grève; ou bien cette fois où, délégué Apostolique en Turquie, il a négocié secrètement avec un ambassadeur nazi afin de sauver des Juifs arrivant dans les trains bondés; ou encore en France, devant un De Gaulle autoritaire, qu'il a convaincu de ne pas expulser plusieurs évêques contestés.

Puis enfin, au douzième tour du scrutin, on élit un Pape. C'est Angelo Roncalli et il prendra le nom de Jean XXIII. On s'attendait à ce qu'il soit un Pape de transition sans grand éclat.

Un pape réformateur

Mais il surprend le monde entier en convoquant le Concile Vatican II. Cette démarche audacieuse vers une importante modernisation de l'église vise à assurer que cette institution, l'une des plus vielle au monde, continuera de s'épanouir jusqu'à la fin du 20e siècle et bien au-delà.

Il sait qu'il ne lui reste plus longtemps à vivre. C'est donc une course contre la montre qu'il entreprend, en même temps qu'une lutte contre ses opposants conservateurs.

Il se préoccupe aussi des conflits entre les États-Unis et L'union Soviétique, qui devient de plus en plus pressant.

Avec une finesse à laquelle on ne s'attendait pas, il parvient à faire reculer Kennedy et Khrouchtchev qui étaient à deux doigts d'une guerre nucléaire. En 1963, pendant la deuxième année du Concile, Angelo Roncalli arrive à la fin de sa vie.

Sa mort

Les premières alertes sur la santé du Pape surviennent en novembre 1962. À partir de cette date l'état de santé du Pape retient l'attention des médias car étant très faible il est régulièrement victime de « crises » qui l'affaiblissait de jour en jour.

Face à la mort, il se réconforte à l'idée qu'il quitte une Église mieux adaptée au temps modernes, et un monde plus paisible.

Atteint d'un cancer de l'estomac et de la prostate, il est victime d'une hémorragie le 28 mai 1963.

À ce moment Radio Vatican transmet chaque jour l'état de santé du Pape en indiquant sa température et son pouls défaillants.

Le Pape, entre lucidité et inconscience, continue toutefois de tenir son rôle jusqu'aux derniers moments. À l'issu d'une longue agonie il meurt le 3 juin 1963.


Sa Papauté (1958-1963) a changé le visage de l’Eglise lorsqu’il a eu l’idée d’un second Concile Vatican. Les Catholiques et les Juifs se rappellent de lui comme du « Bon Pape Jean ».

Le Pape Jean a laissé dans le souvenir de tous l'image d'un visage souriant et de deux bras ouverts pour embrasser le monde entier. (Jean-Paul II)

Nous ne sommes pas sur terre dans le but de monter la garde sur les tombes des apôtres, des saints et des héros, mais pour marcher sur leurs traces.
Jean XXIII.


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